Sujet: Re: Grand bal masqué [sujet principal] Dim 8 Aoû - 12:40
La nuit aurait pu lui être bien agréable. Il goûterait avec plaisir la joie d’être fidèle pour se mêler sans tabou au corps désormais ennemi de la belle tigresse. Il se réveillerait à l’aube, baignant dans un océan de luxure et de mots silencieux. Il devrait disparaître à nouveau, repartir dans cette grotte sans lumière où vivre l’exaspérait. Se cacher. Mais se cacher de quoi? Il n’avait pas peur, se souciant trop peu des gens pour ressentir cette même empathie que celle que semblait avoir son père pour les miséreux qui venaient grossir leur rang. Il ne comprenait pas pourquoi certaines personnes avaient tant de mal à vivre libre. Pourquoi certaines personnes étaient-elles faibles et se complaisaient à se faire protéger par d’autres comme le rôle que remplissait ses parents? Pourquoi étaient-ils prêts à se battre pour quelques bouseux incapables de se défendre? Il aurait été ravi de les voir gagner cette guerre, il ne le niait pas mais quant à lui, il fournirait uniquement les efforts qui lui plaisaient de fournir. Il ne gâcherait pas sa liberté à se battre pour d’autres. Ce soir, le secret d’une rencontre interdite devrait rejoindre le tombeau dans lequel il entassait toutes ses aventures pour un départ vers l’autre monde inéluctable. Ses caresses n’eurent cependant pas le temps de se souder à sa peau alors que la réalité de leur deux vies, de leurs choix qui les éloignaient de plus en plus se manifestèrent par ce vent de panique qui brisa l’harmonie de leur deux corps. Jared avait comme rouvert les yeux. Il contemplait sa belle à nouveau mais d‘ un œil plus lointain. Elle n’avait guère perdu de sa superbe et lui n’avait guère perdu de son désir mais bousculer par la horde de nobles qui s’enfuyaient pêle-mêle, il ne douta pas que ses mains devraient s’occuper à autre chose ce soir. La présence des rebelles venaient d’être percé à jour… par qui? Comment? Il n’avait pas eu le loisir de répondre à ces questions, trop occupé dans son business corporel. Le cri de liberté de Méya lui était parvenu comme une brise fantomatique qu’il n’avait pas cherché à comprendre. Elle avait brisé son bonheur illusoire. Jared et Chrystal ne seraient pas unis ce soir. Il se dégagea alors de son souffle envoutant et de sa peau sacrée.
_ Je reviendrais pour toi, sois en sûre!
Sa démarche orgueilleuse quitta la colonne sans plus lui adresser un regard, pour se mêler au premier rang de la ligne rebelle qui avait accueillit la garde au cœur de la salle de bals. Les armes camouflées sous les tissus apparurent, brillantes et avide de défendre leur cause. Peu importe ce qui se passerait ce soir, il est sûr que cet incident ferait leur chemin dans le crâne des fidèles pourtant le but de cette infiltration n‘avait pas été de porter une attaque directe au pouvoir mais plutôt de s‘assurer que Lumia était bien installée au cœur de la trimonarchie et que sa voix n‘était pas étouffée. C’est pour cela qu’il n’était pas des plus nombreux.
Jared n’était pas armé, bien confiant dans le fait qu’il n’avait pas besoin d’arme pour porter des attaques mortelles et qu’à côté de cela, brûlait un feu ardent en son être qu‘il lui plaisait de libérer devant la destruction immédiate que cela causait. Toujours très sûr de lui, il toisa ces hommes armés d’un regard amusé. L’adrénaline dans ses veines le rendait presque euphorique d’être ainsi exposé au danger. Mais se battre contre des gardes allait bien cinq minutes, il lui faudrait quelque chose de plus gros à se mettre sous la dent. Quelque chose qui ferait bondir son cœur à en faire trembler ses artères. Jared joua un peu avec ce garde, esquivant d’une simple rotation du buste les quelques coups portés puis le pas de trop de cet ennemi dans le champ d’attaque du rebelle se retourna contre lui. D’un simple mouvement de bras peu délicat, le cou se brisa et l’homme s’étendit au sol. Jared s’empara de son arme qui lui sembla bien légère contrairement à l’arme de prédilection qu’il était habitué à manier. Qu’à cela ne tienne, elle ferait l’affaire!
L’homme se mit en quête de son assassin préféré mais le Roi semblait s’être envolé. Bien, il trouverait un autre ennemi à la hauteur. Près du trône du Roi absent siégeait Nathalia. Un frisson grisant lui caressa l’échine. Avec une femme aussi mortellement dangereuse, il n’y perdait pas au change. Il s’avouait assez content que sa sœur ne soit pas dans la salle. Il n’avait pas l’envie de la voir s’interposer, ni de la voir blesser. D’un pas rapide, de peur qu’on lui vole son ennemie, Jared s’avança jusqu’aux trois fauteuils. Il abattit son épée, visant le vide pour manifester sa présence mais cependant assez proche pour donner à la Reine l’envie de le parer. C’est à cet instant qu’il remarqua le sang sur la robe. Voilà qui l’embêtait! Combattre une proie qui s’écroulerait avant la fin du combat en ayant perdu tout son sang ne l’enchantait pas et puis s‘il gagnait, les jaloux auraient tôt fait de dire que cela était à cause de cette blessure. Il n’y a bien que les lâches pour ne pas se battre alors qu’ils sont blessés! Alors que sa lame rencontrait celle de la Reine Fidèle, il lui suffit d’un geste de doigt pour que la plaie se cautérise laissant la brûlure remplacer le sang.
_ J’ai cru remarquer que ma présence ne vous avait pas laissé insensible, une petite danse avec un parfait Adonis ne serait pas sans vous déplaire?
Sous l’orgueil que semblait porter cette phrase, Jared n’était pas un sot et les avait employés en toute connaissance de cause. Adonis avait attiré la convoitise même des Dieux mais sa fin fût tragique. Aujourd’hui encore, il jouait avec la mort, à la défier. Une chose était sûre la grande Faucheuse (pas la mère d’Arlhée, hein! XD) serait la dernière femme qu’il séduirait. Il huma l’air qu’environnait Nathalia et eut un sourire satisfait.
_ Votre parfum est divin et votre robe somptueuse. Cela dit, j’ai peur qu’elle ne vous gène dans nos ébats? Peut-être voudriez-vous la retirer?
Provocateur ou séducteur, pourquoi pas les deux? Une chose est sûre, Jared, malgré le sourire de « Casanova » qu’il affichait, était très sérieux. Moins irresponsable qu’il n’y paraissait, Jared savait que c’est avec sa vie qu’il était en train de jouer présentement mais s’il oubliait cette arrogance surjouée qui lui chantait qu’il pouvait gagner, peut-être était-il moins attaché à la vie que cette énergie qu’il déversait pour démontrer le contraire. Il avait été élevé par son pire ennemi, n’avait pas eu d’enfance et devrait tôt ou tard renoncer à la fille de sa vie. Il n’avait trouvé sa place nulle part, ne se voyait pas dans un grand avenir alors il fallait forcer sur ce qui lui restait. Il continuerait de construire sa légende et répondrait à cette drogue que le danger déversait dans son corps à chaque fois qu’il le pourrait. Il s’accorda une dernière petite pensée vers ses parents et ses deux jeunes sœurs pour qui malgré ses plus terribles manquements d’obéissance, il aimait intensément. Cet instant passé et mit de côté, il était totalement concentré sur ce combat, ne laissant pas ce sourire aventurier quitter son visage.
Sujet: Re: Grand bal masqué [sujet principal] Lun 23 Aoû - 19:55
Dans le regard de la reine, Méya avait lu qu’elle aussi était perplexe. La question silencieuse passa dans son regardé malgré elle. Un «Je ne vous aurait pas déjà vu quelque part par hasard?» qui ne convenait pas à la situation. Elle ne connaitrait pas la réponse à la question que ses yeux posaient malgré elle. Elle n’aurait pas voulut savoir non plus, si elle avait connu cette femme dans une autre vie et pourtant son cerveau cherchait dans sa lointaine mémoire, dans les souvenirs passé, d’où les yeux dorés, perçants comme ceux d’un chat, pouvait venir. Le poing heurta son visage, déplaçant légèrement son masque qui resta cependant en place. Comme une seconde peau, moulé à son visage, celui-ci refusait de le quitter. Pendant une seconde le coup fit écho dans son crâne empêchant son couteau d’aller gagner le milieu de la cible. La reine rouge avait disparut, mais lorsque le premier couteau avait manqué sa cible, Méya savait déjà que sa tentative serait un échec. Elle n’avait pas droit à l’erreur et avait manqué sa chance. Elle n’essaya pas de trouver du regard, où la reine blessée c’était réfugié.
Elle regarda l’homme masqué, hauteur du coup qui lui avait élégamment été porté au visage, se défaire de sa cape et de son masque. Elle n’aurait pas le loisir de se défaire de ses jupons pour pouvoir se déplacer plus aisément et son masque resterait sur son visage, partie intégrante de ce qu’elle était. C’était sans masque qu’elle avait l’impression d’être affublé d’un costume. Un second couteau apparut dans sa main libre et les deux lames s’enflammèrent brusquement dans un souffle. Elle fit un salue de politesse exagérée, comme s’ils entamait une danse plutôt qu’un combat, mais aucun sourire moqueur n’apparut sur son visage. Elle esquissa ensuite un pas de côté étudiant celui qui faisait face.
La musique avait cessé, la panique avait prise la place de la légèreté de la fête. Certains aillant perdu la tête dans la boisson se trouvait plus perdu que d’autre, mais Méya n’entendait rien de cette panique. Elle ignorait la réaction qu’avait eut les autres rebelles devant son geste qui n’avait été plus ou moins prévu que par elle. Elle sentait la chaleur du coup sur sa joue s’apaiser tranquillement, mais son cœur à elle ne s’apaisait pas. L’un des couteaux, chauffé à blanc, quitta sa main pour fondre sur l’homme, vive et légère elle se déplaçait en cercle autour de lui, se gardant à distance de l’épée qui devait la tenir plus éloignée de lui que ses couteaux à elle pouvait tenir loin le fidèle. Sa robe ne semblait que très peu empêcher ses mouvements. C’était l’ancienne habitude des amuseurs de foire de faire des acrobaties dans des costumes impossible qui lui avait donné une agilité en toute circonstance. Certes, un vêtement moulé à sa taille, laissant libre ses jambes eut facilité les choses, mais elle ne s’en laissait pas imposé. Trois pas et la seconde lame quitta sa main droite, frôlant le visage du fidèle, chauffant légèrement son oreille au passage comme une cuisante menace. La lame se ficha dans une colonne. D’un simple geste de la main, Méya ramena les couteaux vers elle, comme s’ils avaient été magnétisés. Ils revinrent vers ses mains en sens inverse et elle les rattrapa sans un coup d’œil pour eux. Malgré la distance qu’elle gardait, elle mourait d’envie de venir coller son poing sur le joli minois du défenseur de la reine, pour lui rendre la pareil, ne s’attristant pas de l’idée d’abimée le visage lisse et sans faille de l’homme.
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Sujet: Re: Grand bal masqué [sujet principal] Mar 24 Aoû - 9:14
Daleg ne releva même pas ce salut. L’inéluctable bataille ne l’amusait pas et bien que se battre avec une femme n’était pas pour lui plaire, il n’y renonçait pas: le crime avait été trop grand! Elle ne partirait pas de cette salle sans avoir perdu quelque chose, que ce soit son sang ou un peu de sa fierté… ça, il s’y engageait silencieusement en venant serrer d’une main confiante le pommeau de son épée qui entourait son poing d’élégantes torsades de métal. C’est vrai qu’il avait un visage doux qui faisait souvent oublier que c’était un homme capable de se défendre et plus un enfant. Il accorda un intérêt particulier à son ennemi, lui offrant de son plus bel œil, quelques bravades pour lui témoigner qu’elle avait toute son attention. La pièce habituée à accueillir les plus grands et les plus beaux orchestre du continent ne connaissait plus de musique. Seul le bruit des épées rebelles et fidèles qui se battaient éparses dans la pièce empêchait celle-ci de se noyer d’ennui.
Nathalia s’était rendu à son trône mais déjà assaillit par un autre rebelle. Mais celui-ci, oui celui-ci! Sa voix… il la reconnut immédiatement… cette pointe de provocation, cette confiance exacerbée, c’était cet assassin venu avec sa compagne détruire la grande salle à manger. Ceux-là même qui s’étaient enfuit! L’effronté était revenu chercher les ennuis et sûr qu’avec Nathalia, il les trouverait. Et quel manque de respect de s’adresser ainsi à une Reine! Lui arracher la langue, voilà bien ce qu’il méritait dans un premier lieu. Les choses arriveraient en leur temps, Daleg ne commettrait pas l’erreur d’être impatient et de faire une erreur dans une précipitation que seul l’envie de voir l’ennemi à genoux guidait.
Peut-être était-ce à cause du masque ou peut-être parce que séparé trop jeune, Daleg n’avait pas souvenir du visage de sa sœur. Toujours est-il que ses yeux dorés ne lui inspirèrent aucun retour dans le passé. Aucun sentiment de lien de sang ne se manifesta, elle n’était qu’une ennemie, une de plus à combattre et il le ferait. La lame tournoyant autour de lui, le força à rester statique les premiers temps, pivotant simplement sur place pour ne pas la perdre de vue et inclinant simplement sa tête lorsque la seconde lame vînt à siffler à son oreille. Il ne se préoccupa pas de la fine goutte de sang qui perla alors jusqu’à son lobe, blessure trop infime pour s’en inquiéter. Elle était agile, plus que ce que Nathalia avait pu lui enseigner mais bien que moins protégé sans l’armure fidèle, il était également plus preste, cela était un mal pour un bien.
Ainsi voulait-elle l’avertir qu’elle ne plaisantait pas. Bien, il ferait donc de même. La cape se souleva au signe de sa main et vînt s’enrouler autour de Méya, lui cachant la vue, le temps qu’il vienne frapper son agile poignet d’un coup de pommeau. Il se recula, portant sa lame devant son visage prêt à parer les prochains coutelas qu’elle enverrait. De chaque côté les tirs de sommation venait d’être tiré, le véritable combat pouvait prendre place. Daleg était quelque part, désavantagé, elle jouait la carte de la distance et lui n’avait qu’une arme de corps à corps. Il fallait réfléchir pour tourner la situation à son avantage. Son épée à la main, il avancerait tandis que ses pouvoirs lui serviraient à dévier les lames de leur trajectoires entre autre chose. Ses quelques pas d’éloignement n’avaient été fait que pour garder un œil sur les coutelas et laisser également une chance à Méya de se battre car il aurait été lâche de l’attaquer alors qu’elle n’y voyait plus rien. D’un pas en avant, il donna le premier assaut. Genoux légèrement fléchis, une jambe tendue vers l’avant en appui, bras armé tendu, l’autre vers l’arrière servant à garder l’équilibre, son épée vînt fendre l’espace qui les séparait pour mordre l’ennemi qui avait fait l’erreur d’attaquer leur dirigeante. Sans doute oui, il avait les traits d’un ange mais lorsqu’il maniait l’épée, son angélisme avait quelque chose de sombre.
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Sujet: Re: Grand bal masqué [sujet principal] Sam 25 Sep - 17:09
La clameur joyeuse et festive s'en était allé du même pas pressé que la noblesse. Elle s'était déchirée en parallèle avec la chair de la reine. La douleur de cette dernière s'était élevée dans le cri des convives surpris dans leur sécurité et intimité. Il n'y avait pas à dire, la soirée battait son plein sous le son des armes qui s'entrechoquaient. La grande salle renvoyait en échos les grognements, les cris et les mots incompréhensibles sur eux. Dans son dos, Nathalia pouvait sentir ses hommes se mouvoir pour passer d'un ennemi à un autre et vise et versa. Le chef des rebelles n'avait pas envoyé au hasard ses hommes. Il les avait choisis afin de s'assurer qu'ils survivent à cette attaque contrairement à ce qu'il aurait du arriver à la reine. L'incompréhension occupait une grande partie de son être alors qu'elle grimpait une à unes les dernières marches qui la séparaient de son trône et par conséquent de son arme de prédilection. Sa robe lui semblait lourde et encombrante. Ses pieds ne savaient où se poser pour s'assurer un bon équilibre. Lorsqu'enfin son calvaire s'acheva, Nathalia se redressa avec l'aide de son trône massif et riche de décoration. Sa main chercha dans les recoins du siège le vieux pommeau travaillé avec élégance. Ses doigts se refermèrent avec ardeur sur celui-ci et la reine le tira de sa cachette avec son bras valide. Sa lame rencontra celle d'un ennemi qui s'était élancé sur elle pour tenter de l'achever pour une seconde fois. Devant elle apparut donc un jeune homme affublé d'un costume élégant qu'il remplissait avec muscles. Sa mâchoire était celle d'un homme. Son visage était masqué, mais les traits que Nathalia devinait derrière se masque en cuir agrémenté de plume était ceux de son grand ennemi de la soirée. Il l'avait nargué en restant dans l'ombre au début de la soirée lorsque les invités s'étaient avancés pour saluer la triarchie. Comment n'aurait-elle pas pu remarquer ce regard vide d'expression encadré de mèches noires qui s'échappaient du ruban qui tiraient ces cheveux vers l'arrière?
Elle ne s'y connaissait pas du tout dans le domaine de la cécité, mais il lui restait incompréhensible le fait qu'il ait gravit les marches avec autant de facilité pour abattre près d'elle un lame précise. Elle lui fit front sachant mettre en retrait sa blessure. Elle le regarda dans ses conjonctives bulbaires qui occupaient toute la place. Incapable de savoir où il regardait précisément, elle maudit son masque qui avait du volé la place de son habituel bandeau noir. Ses yeux blancs mis à nus la troublaient par leur pureté. Alors que dans un mouvement rapide, le jeune homme tenta un mouvement vers elle. Ses doigts effleurèrent son bras alors que leurs armes se croisaient. Nathalia relâcha la prise sur son arme et recula pour éviter le contact de leur peau. À peine avait-il pour dire tenter un geste vers elle que son échine subit un frisson et son épaule, une chaleur. Sa plaie lui brulait suite au mouvement. Un rapide coup d'œil l'étonna. Sa plaie semblait avoir été cautérisée. Une petite fumée se dissipait en s'élevant de la plaie qui avait cessé de pleurer son sang. Perplexe, elle porta un nouveau regard sur son ennemi. N'avait-il pas envoyé cette rebelle pour justement la tuer? Pourquoi alors la soignait-il? Ses sourcils se foncèrent légèrement marquant son étonnement. Son incrédulité était totale. Ses esprits ne semblaient plus vouloir se poser bien des questions et encore moins d'y trouver une réponse suffisante et ce, de façon rapide. Le temps avait passé pour elle emportant avec lui des aspects dont elle ne savait pas encore se passer. À l'affut des sons qui résonnaient dans la grande pièce, la femme fut presque heurtée par le sens de ses paroles. Comment avait-il bien pu se rendre compte de quelque chose qu'elle avait dissimulé aux yeux des convives? Se pouvait-il que depuis la première fois où elle l'avait aperçu, elle se soit méprise quant à son identité? Tout semblait lui confirmer cette bévue.
-Ainsi donc, là où le père a passé, le fils passera.
Cette phrase n’avait peut-être pour lui aucune logique mais pour cette femme que la vie avait si souvent meurtrit, ses mots avaient une connotation bien profonde. Cela dit, l'humour dont faisait preuve le jeune homme l'inquiétait presque. Se rendait-il compte à qui il s'adressait ainsi? Il était d'une vulgarité qui n'était pas propre aux Devonfeld et encore moins à la chère Maraigh. On pouvait supposer que cela était sa façon bien à lui d'être différent de son père alors que la similitude était étonnante. Son charme ne fit malheureusement pas beaucoup d'effet à la reine. Ces jeux de mots devaient être aussi vieux qu'elle-même. Dans un clin d'œil discret, Nathalia lui adressa un sourire en coin. Pénétrant dans son jeu duquel elle souhaita tout de suite ressortir, elle lui adressa :
-Je n'ai malheureusement rien de convenable en dessous, Apollon. Pourquoi ne pas vous en tenir à me retirer pudiquement ma vie?
Toute fois, elle maudissait elle-aussi cette robe trop longue qui n’avait fait que rejaillir de souvenirs lointains. Ses doigts soigneusement enveloppé dans le satin de son gant se resserrèrent sur la poigné de son épée. Son corset était humide de sang et étouffait sa poitrine qui se gonflait sous sa respiration accélérer par le danger proéminant. Sa main libre qu’elle gardait en retrait glissa sur sa hanche et termina sa course sur sa cuisse contraire. Ses doigts agrippèrent le pan de sa robe qui remonta sensuellement sur ses jambes. Ce geste lui tira dans l’épaule, mais maintenant que la blessure était refermée, Nathalia pouvait se permettre de ne pas s’en préoccupé. Son organisme différait énormément de celui d’un homme normal pour ne pas dire mortel. La reine releva devant elle son arme qui scintillait sous les flammes des flambeaux qui illuminaient la grande salle de bal. Sur le plancher principal, les soldats fidèles mettaient à l’épreuve leur entrainement contre les quelques Rebelles les plus doués de leur clan. Le protéger de la reine affrontait dans une danse bien entamé celle qui avait lancé les hostilités à son égard. Nathalia ne pourrait pas oublier ces yeux dorés qui lui avaient renvoyé son propre reflet. Toutefois, dans l’instant présent, c’était dans un vieux miroir ternis qui ne projetait plus que les ombres que la Reine avait plongé son regard. Alors qu’elle cherchait toujours à lire sur ce visage, Nathalia lança les premières notes officielles de leur combat en s’avança vers lui. Son épée s’abattit contre celle de son ennemi avant de revenir de nouveau à l’assaut avec rapidité. Légère, elle se mouvait sur la scène entrainant avec elle le jeune homme. Leur espace était plutôt limité par les trônes qui occupaient la tribune. Ils étaient à la fois un avantage et un danger pour eux. Ils se devaient d’être attentifs à leurs positions et utiliser les grandes chaises à leurs avantages. C’était quelque chose que Nathalia savait très bien faire. Obligeant son ennemi à reculer ou encore de partir dans une direction précise, Nathalia portait ses coups avec précision devinant leurs répliques. La reine était une femme d’expérience et était le maestro de ses combats. Fine manipulatrice depuis des siècles, elle menait les hommes de cette terre du bout de sa lame tranchante. Son opposant restait qu’un damoiseau à la recherche d’une belle veuve à consoler comme elle en avait tellement rencontré. Dans un mouvement rapide, elle le fit parer sa lame puis alors qu’il vint de nouveau abattre sa lame contre la sienne, elle esquiva un pas de coté pour faire passer sa propre lame sur la poitrine de l’homme. Il recula juste à temps pour que le tissu de sa chemise soit seul à se déchirer sous la coupure nette du diamant. L’entaille dans le tissu laissa voir une peau brulé par le soleil trop fort et modulé de muscles bien découpés dans sa chaire. Nathalia se recula à distance sécuritaire après avoir aperçu ce coin de paradis où s’étendre.
- Je ne sais si mort ou vif, tu m’es luxure… Honte à moi!
Préférant susurrer ses derniers mots, Nathalia fit mine de réfléchir. Péché mortel serait d’abimer ce corps parfait aux histoires infidèles et malheureuses. Pourtant, elle ne pouvait le laisser partir sans lui faire payer son affront et sa présence, de même que son identité. Fils de traites, il n’était malheureusement pas né avec le même destin que sa sœur. Nathalia releva son arme pour reprendre là où elle s’était arrêtée. Son visage se durcit et ses yeux tout comme sa lame se fit menaçante.
- Il est temps de mettre fin aux festivités.
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La mort m'appelle dans la nuit pour me dire.... N'IMPORTE QUOI!!!!!!
Sujet: Re: Grand bal masqué [sujet principal] Dim 3 Oct - 14:59
Jared aimait être au cœur de cette tension dramatique qui animait la salle jusque dans la moindre de ses dorures. Son masque ne cachait pas l’éclat de son sourire qu’il portait en dépit de la situation. Là où on lui avait interdit toute action, il se retrouvait pourtant en première ligne dans la bataille. Un remerciement devrait être fait, à cette occasion, pour l‘opportunité que Méya lui laissait un peu contrainte. Etre ni plus ni moins soldat de sa propre volonté, voilà qui l’animait d’une profonde satisfaction. Passé outre les ordres, ne rendre de compte à personne, voilà un chemin des plus captivants… peut-être l’un des plus courts aussi, mais qu’importe le flacon tant qu’on a l’ivresse! Et lorsque l’on vous vole près de 17 ans de votre vie, Jared s’était bien ancré dans l’esprit que la vie est courte et fragile. Il embrassa donc cette impulsivité avec laquelle il se retrouvait confronté à un combat à mort en abattant cette lame contre Nathalia.
Ah les femmes de caractère et de pouvoir! Si en bien des choses, Jared différait de son paternel, il avouait volontiers que son penchant allait pour ces mêmes femmes brillantes et fortes qui à l’image de sa mère savent en quoi elles croient et ce qu’elles veulent. Les nunuches d’un soir n’était bonnes qu’à l’amuser, à maintenir la séduction active, à garder la jalousie des unes et des autres tranchante comme leurs griffes dans son dos et faire de lui cet amant inoubliable qui savait les combler de cet amour artificiel. Avec Chrystal, il y’avait cet amour infidèle et pourtant vrai. Seule elle, avait suffisamment d’importance à ces yeux pour le mettre en colère. Tout le reste semblait si secondaire! Mais des femmes comme Nathalia n’était en rien comparable aux autres, c’était encore d’un autre genre, un genre qu’il n’avait jamais tenu entre ses mains. Elle avait vécu et pourtant le temps ne se manifestait pas sur elle comme elle aurait fait sur le commun des mortels. Cette peau blanche, ses doigts fins que le satin de ses gants ne pouvaient cacher, ses lèvres pleines et cruelles, ce charme irréel l’aurait fait ramper, suppliant qu’elle croque sa peau hâlée entre ses dents blanches.
Jared répliqua sans plus de détours à cette remarque, conscient d’avoir capté son intérêt, avec cette insolence insoumise qui ne faisait qu‘en réclamer davantage.
_ J’ignorais que j’arrivais en terres déjà conquises.
Le jeune rebelle songea qu’il était dommage de devoir en arriver si vite au combat alors que ce court échange l’amusait beaucoup et lui donnait tout le loisir de l‘imaginer dans des tenues plus inconvenantes.
_ Si vous voulez de la pudeur, demandez donc à un de vos Fidèles domestiqués! Moi, je ne fais pas dans la demi-mesure.
Cette jambe blanche ne lui échappa et si tout être courtois aurait détourné les yeux ou du moins l’aurait regardé avec moins d’insistance, il trouva le spectacle très sensuel et presque provocateur qu‘une Dame remonte ainsi sa robe, exhibant sa jambe à la vue de tous. Dans d’autres circonstances, il aurait répondu à son appel par une caresse sur cette peau ou la sienne aurait été contraste. Mais le temps n’était pas à la badinerie, il était dédié au bruit des lames qui s’entrechoquent. Et s’il ne s’attendait pas à ce qu’elle soit une novice dans l’art du combat, il lui fallut tout de même quelques minutes avant de trouver un rythme pour changer ses parades incessantes en attaque. Au début du combat, elle le baladait, il n’y a pas d’autres mots. Sa lame ne lui servait guère qu’à rester en vie en la parant. Quelques mouvements pour se dégager des trônes et il était finalement rabattu vers eux en un mouvement qui lui déchira la chemise, manquant de lui trancher la peau dans un même temps s‘il avait été moins rapide à se mettre hors de portée de la lame. Observant un court instant sa chemise en venant écarter les bords du tissu qui avait été tranché net alors que Nathalia était à bonne distance, il s’exclama à sa suite avec un sourire dissimulé:
_ Et si impatiente de m’ôter ma chemise!
Il reprit son épée bien en main avec vigueur et la pointa vers Nathalia, signe qu’il n’en avait pas encore eu assez.
_ Il est temps de les débuter au contraire!
Cette seconde partie du combat, il ne la laisserait pas tout tourner à son avantage. Elle avait certes l’expérience qu’il n’aurait jamais dans toute sa vie mais il n’entendait pas la laisser gagner sans lui donner un minimum de difficultés. La peur de mourir en cet instant était absente de son être mais celle de s’éteindre comme un novice résonnait dans son cœur. Devant tous les témoins combattant dans cette pièce, il se devait de se battre avec force, rigueur et persévérance jusqu’à ce que le coup fatal lui soit porté car il en était maintenant sûr, Nathalia ne pourrait que gagner face à lui.
Serrant le pommeau dans sa paume, il retourna à l’attaque. La première partie du combat avait été très éducative et lui permettait maintenant d’attaquer et d’esquiver tout en essayant à son tour de la diriger, de la pousser contre les trônes. Le choc de son épée contre celui de la Reine ne manquait pas de violence et à son oreille couvrait largement le bruit des tintements environnants. S’il n’en sortirait pas vainqueur, ce combat gardait quelque chose d’euphorisant, c’était le seul combat dans lequel le danger était vraiment réel. Rien à voir avec les entraînements de Nio ou ceux de ses parents, ces quelques combats de taverne ou les quelques fidèles mis à mal. Là, il était dans la cour des grands, ce pour quoi il avait une grande attirance. Dans ce combat là, il se livra entièrement pour se hisser à un niveau dont on aurait pas à rire de lui sur sa tombe. Il faisait chaud sous son masque à mesure que son épée s’abattait férocement contre son adversaire. Ses cheveux se libérèrent complètement du ruban qui les maintenaient attachés pour donner une autre dimension à ses mouvements qui s’abattaient contre elle. Quand soudain sonna le glas…
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Sujet: Re: Grand bal masqué [sujet principal] Lun 31 Jan - 18:03
Elle le laissa voir à ce qui aurait pu être une blessure s’il avait manqué de vitesse. Le commentaire qui s’échappa de ses lèvres à la suite de celui de la reine fit naître un sourire malicieux sur son visage. Son regard s’amusa un moment en parcourant de loin le corps du jeune homme. Puis, la fin des festivités sonna dans sa tête. Son visage se durcit et son arme remonta au niveau de son adversaire. Ce dernier en fit de même. Il avait l’avantage de tenir son arme à deux mains alors que la reine retenait toujours le bas de sa robe. Quelques secondes s’écoulèrent alors qu’ils échangeaient un regard profond. Puis, leurs deux corps s’élancèrent de nouveau dans la danse. Leurs armes se rencontrèrent dans un premier mouvement violent qui fit naître des étincelles. Ils se parèrent mutuellement. Un moment, elle reculait sous le coup d’un coup, l’instant d’après c’était à lui de reculer. Ils contournèrent plusieurs fois les trônes. Aucuns des deux ne fuyaient les coups, mais ils essayaient de trouver une ruse pour piéger l’autre. Nathalia finit par se tanner de leur duel qui ne menait plus à rien. Le jeu qu’ils jouaient avait eu raison de sa patience qui s’écourtait avec le temps.
Elle s’élança dans une parade de coups qu’elle espérait être décisive. Sa main gantée finit par lâcher les tissus de sa robe et vint prendre place sur le pommeau de son épée. Sa prise était maintenant à son meilleure et ses coups devinrent encore plus violents. La cadence qui s’était un peu ralentit dans les derniers coups reprit comme au début. Sa nouvelle position le mettait plus près de son adversaire masqué. Sa robe produisait un froissement qui l’éloignait encore plus les bruits environnant. La gorge de Nathalia produisait des sons rauques qui témoignaient plutôt bien de la frustration qui s’accumulait en elle. Sa poitrine serrée dans son corset se soulevait au rythme de sa respiration et de ses mouvements sautilleurs qui faisaient aussi sauter la mousseline de sa jupe. Le vêtement se plaçait ainsi mieux devant elle et il devenait moins risqué qu’elle ne se prenne les pieds dans les crinolines. Mais outre sa robe qui suivait ses mouvements, il y avait aussi le pauvre jeune homme qui souffrait de la nouvelle position de la reine. Il allait comprendre pourquoi son père et sa mère n’arrivait pas à la vaincre au corps à corps. Il allait comprendre ce pourquoi on lui témoignait respect et élégance. Nathalia lui asséna le coup véridique qui mit enfin fin à leur échange. L’épée empruntée du jeune homme alla s’écrouler contre les dalles de la salle de bal au milieu des fidèles qui avaient avantages sur les rebelles. Le son résonna comme les clochers d’église les matins de funérailles. Les combats cessèrent pour voir sur l’estrade qui avait désarmé qui. Nathalia qui pointait de son arme le jeune Jared continuait de le faire reculer jusqu’à ce que ses pieds se prennent dans l’un des trônes et qu’il ne tombe penaud dans le siège. Alors là, elle alla coincer la pointe de son arme dans le bois du dossier rembourré. Dangereusement, elle fit un pas pour se retrouver de trois-quarts à lui. La lame de diamant se déposa alors sur la jubilaire du jeune homme. Il était coincé dans sa position assise la tête et les épaules bien appuyés contre le trône. La main de la reine était bien encrée sur le pommeau de l’épée et le tenait fermement. Elle l’observa à désir ainsi prisonnier de sa poigne. Ses yeux dorés devinaient son expression et cela faisait naître un sourire narquois à ses lèvres. Elle se pencha sur lui pour lui murmurer quelques mots. De sa main libre, elle lui arracha le masque de fantaisie qui la narguait dans sa simple présence depuis le début de l’évènement.
-J’espère pour toi que tu as déjà fait tes adieux à la famille…
Elle envoya l’objet valser contre le mur à sa droite qui se trouvait être celui du fond de la salle. Les trônes s’étaient déplacés dans leur affrontement et le jeune homme se trouvait installé dans celui de Niokirkanoff qui ne faisait plus face à la foule, mais au trône principal qu’était celui de Nathalia. Cette dernière, malgré le silence autour d’elle, ne démordait pas de sa prise. Il avait suffisamment jouer avec ses nerfs durant la soirée que désormais, elle se faisait apique. Ses yeux dorés se délectait de l'immobilité du jeune homme. Ô, si seulement il n'avait pas été le fils, mais le chef de la rébellion. Ce moment aurait été mémorable et jouissif... Son esprit remettait toujours en question si la vie du garçon était nécessaire. Pour reprendre les mots de la femme, elle ne savait vraiment pas si mort ou vif, il lui était plus utile. Mort, bien sur, cela serait une plait de plus sur le coeur patriotique de l'aveugle ainsi que de sa femme, mais cela était-ce ce que la reine désirait? Une simple cicatrice... ou un coup destructif? Si elle le gardait vivant pour le moment, elle pouvait toujours voir à quel point sa famille le tenait en estime. Et advenant le cas où les choses se gâteraient, une lame contre sa gorge n'était pas très dure.
(Joyeux Anniversaire Événement!!!)
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La mort m'appelle dans la nuit pour me dire.... N'IMPORTE QUOI!!!!!!